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nostrfr

(39 articles)

Nostrord : le Discord-like décentralisé

Nostrord est une application de messagerie communautaire construite sur le protocole Nostr. Elle propose une expérience similaire à Discord — groupes, fils de discussion, modération — mais sans inscription auprès d'un service central. Votre identité est une paire de clés cryptographiques générée localement sur votre appareil. --- ## Informations générales | | | |---|---| | Technologie | Kotlin Multiplatform (KMP) | | Protocole | NIP-29 (Nostr) | | Licence | Open source | | Plateformes | Web, Android, Windows, macOS, Linux (iOS en développement) | | Site officiel | https://nostrord.com/ | | Code source | https://github.com/nostrord/nostrord | --- ## Fonctionnalités principales ### Groupes décentralisés Chaque groupe est lié à un relai, pas à un serveur central. Vous pouvez créer des groupes, envoyer des invitations, gérer les membres et définir les rôles d'administration. ### Identité par paire de clés Votre compte Nostr est une paire de clés cryptographiques que vous contrôlez entièrement. Vous pouvez générer une nouvelle clé directement dans l'application, en quelques secondes, sans email, sans numéro de téléphone, sans aucune démarche auprès d'un tiers. ### Modération par le relai Les règles de modération sont appliquées par le relai sous forme d'événements signés cryptographiquement. Elles sont transparentes, auditables et remplaçables. Un administrateur ne peut pas agir en dehors de ce cadre. ### Chat, fils de discussion et réactions Réponses, mentions, réactions emoji et envoi de médias. Tous les messages sont des événements Nostr signés cryptographiquement. ### Aucun traçage Pas de télémétrie cachée, pas d'analytics, pas de publicité. ### Auto-hébergeable Nostrord fonctionne avec n'importe quel relai supportant NIP-29. Vous pouvez héberger le vôtre à tout moment. Des relais publics sont préconfigurés : `groups.fiatjaf.com`, `groups.0xchat.com`, `relay.groups.nip29.com`. ### Interopérable Vos groupes et messages sont des événements Nostr standards, visibles depuis n'importe quel client supportant NIP-29 (Flotilla, 0xChat, Chachi, etc.). --- ## Liens - Site officiel : https://nostrord.com/ - Application web : https://web.nostrord.com/ - Code source : https://github.com/nostrord/nostrord - Téléchargements : https://nostrord.com/download/ - Communauté Nostrord sur Nostr : `groups.0xchat.com` → groupe `nostrord`

Script d'aperçu des liens sur Yakihonne

Par défaut la génération des aperçus des liens ne fonctionne pas sur [Yakihonne.com](https://yakihonne.com). #yakihonne #nostrfr Pour résoudre ce problème, j'ai trouvé l'astuce suivante : 1. Installer l'extension [Tampermonkey](https://www.tampermonkey.net/) 2. Dans les paramètres de l'extension autoriser les scripts utilisateur ![image](https://image.nostr.build/a813062f4869d4715ffc995423459156e418206bd1838e45d19ab97eec89674e.png) 3. Dans Tampermonkey créer le script suivant : ``` // ==UserScript== // @name Yakihonne - Aperçus URL carte compacte // @namespace local.yakihonne.preview // @version 2.2 // @description Affiche une carte compacte avec image complète à gauche et titre centré à droite // @match https://yakihonne.com/* // @grant GM_xmlhttpRequest // @connect * // ==/UserScript== (function () { 'use strict'; const processed = new Set(); const style = document.createElement('style'); style.textContent = ` .yh-preview-card { display: flex; align-items: stretch; width: 100%; max-width: 100%; height: 96px; margin: 8px 0 10px 0; border: 1px solid #ddd; border-radius: 14px; overflow: hidden; background: #f7f3f1; text-decoration: none; cursor: pointer; box-sizing: border-box; } .yh-preview-card:hover { background: #f0ecea; } .yh-preview-image { width: 220px; min-width: 220px; height: 100%; overflow: hidden; background: #f7f3f1; display: flex; align-items: center; justify-content: center; } .yh-preview-image img { width: 100%; height: 100%; object-fit: contain; display: block; background: #f7f3f1; } .yh-preview-title { flex: 1; min-width: 0; padding: 10px 14px; display: flex; align-items: center; justify-content: center; text-align: center; color: #111; font-size: 16px; font-weight: 700; line-height: 1.25; } .yh-preview-title span { display: -webkit-box; -webkit-line-clamp: 3; -webkit-box-orient: vertical; overflow: hidden; } @media (max-width: 700px) { .yh-preview-image { width: 140px; min-width: 140px; } .yh-preview-title { font-size: 14px; padding: 8px; } } `; document.head.appendChild(style); function escapeHtml(text) { return String(text || '').replace(/[&<>"']/g, c => ({ '&': '&amp;', '<': '&lt;', '>': '&gt;', '"': '&quot;', "'": '&#039;' }[c])); } function meta(doc, selector) { return doc.querySelector(selector)?.getAttribute('content') || ''; } function absoluteUrl(value, base) { try { return new URL(value, base).href; } catch { return ''; } } function fetchPreview(url) { return new Promise(resolve => { GM_xmlhttpRequest({ method: 'GET', url, timeout: 15000, onload: res => { try { const doc = new DOMParser().parseFromString( res.responseText, 'text/html' ); const title = meta(doc, 'meta[property="og:title"]') || meta(doc, 'meta[name="twitter:title"]') || doc.querySelector('title')?.textContent || url; const image = meta(doc, 'meta[property="og:image"]') || meta(doc, 'meta[name="twitter:image"]') || ''; resolve({ url, title: title.trim(), image: absoluteUrl(image, url) }); } catch { resolve(null); } }, onerror: () => resolve(null), ontimeout: () => resolve(null) }); }); } function createCard(data) { if (!data.image) return null; const card = document.createElement('a'); card.className = 'yh-preview-card'; card.href = data.url; card.target = '_blank'; card.rel = 'noopener noreferrer'; card.innerHTML = ` <div class="yh-preview-image"> <img src="${escapeHtml(data.image)}" loading="lazy"> </div> <div class="yh-preview-title"> <span>${escapeHtml(data.title)}</span> </div> `; card.addEventListener('click', function (e) { e.preventDefault(); e.stopPropagation(); window.open(data.url, '_blank', 'noopener,noreferrer'); }, true); return card; } async function scanLinks() { const links = document.querySelectorAll('a[href^="http"]'); for (const link of links) { const url = link.href; if (!url) continue; if (url.includes('yakihonne.com')) continue; if (url.startsWith('nostr:')) continue; if (link.closest('.yh-preview-card')) continue; const key = url + '|' + link.textContent; if (processed.has(key)) continue; processed.add(key); const preview = await fetchPreview(url); if (!preview) continue; const card = createCard(preview); if (!card) continue; if ( !link.nextElementSibling || !link.nextElementSibling.classList.contains('yh-preview-card') ) { link.insertAdjacentElement('afterend', card); } } } const observer = new MutationObserver(() => { clearTimeout(window.__yhPreviewTimer); window.__yhPreviewTimer = setTimeout(() => { scanLinks(); }, 500); }); observer.observe(document.body, { childList: true, subtree: true }); setTimeout(scanLinks, 1500); setInterval(scanLinks, 3000); })(); ``` Normalement vous devriez obtenir le résultat suivant : ![image](https://image.nostr.build/80215eff16bc26c43511435debf8400e67b42ac6b8e32f2e8f9fd9c9cc23d275.png)

Non, les enlèvements et agressions "crypto" n'ont rien à voir avec un affichage sur les réseaux sociaux ! 😤

# Non, les enlèvements et agressions "crypto" n'ont rien à voir avec un affichage sur les réseaux sociaux ! 😤 **Par [Renaud Lifchitz](https://www.linkedin.com/in/renaudlifchitz/), expert en cybersecurité** <br/> #nostrfr ![image](https://hackmd.io/_uploads/SJV-NA_dWg.png) > *Des policiers procèdent aux constatations le 5 février 2026 après l'enlèvement d'une jeune femme dans une affaire de demande de rançon en cryptomonnaies en Isère (Denis MASLIAH / MAXPPP)* <br/> France Info fait état aujourd'hui d'une note du service spécialisé de la police judiciaire ([SIRASCO](https://lannuaire.service-public.gouv.fr/gouvernement/4927f072-b616-4a20-a019-81c2d4948b6e)) qui estime que les "*victimes sont très souvent repérées par leurs agresseurs sur les réseaux sociaux. Ils n'hésitent pas à afficher leur train de vie luxueux et leur enrichissement rapide sur TikTok, YouTube ou Instagram*". C'est une affirmation gratuite et un mythe tenace... (source : https://www.franceinfo.fr/economie/bitcoin/reperage-des-victimes-sur-les-reseaux-sociaux-donneurs-d-ordre-a-l-etranger-ce-que-revele-une-note-confidentielle-de-la-police-sur-les-enlevements-dans-le-milieu-de-la-cryptomonnaie_7822544.html) Ce rapport est correct sur le profil et la structure des réseaux, mais a tout faux sur un point crucial : **l'exposition sur les réseaux sociaux n'est PAS DU TOUT tout la cause de ces agressions**. <u>Sur la forme</u> : 1) Pourquoi blamer les victimes ? c'est exactement encore utiliser l'argument de la "jupe trop courte"... <u>Sur le fond</u> : 2) La majorité des entrepreneurs crypto sont rompus à la discrétion dans leurs activités et dans leurs déplacements depuis des années. (je les fréquente depuis 15 ans pour certains donc je le sais pertinemment) 3) Ce ne sont d'ailleurs pas eux mais surtout leur entourage familial qui est visé. 4) Dans aucune des grandes affaires récentes médiatisées (Balland, Noizat, affaire récente dans la Drôme) les victimes ne s'exposaient sur les réseaux, parfois même y étaient totalement absents ! 5) Des jeunes qui s'affichent avec leur crypto sur les réseaux c'est partout dans le monde, dès lors pourquoi la France représenterait 75% des agressions de ces derniers mois et moins de 1% de la population mondiale ? 6) Dans plusieurs cas récents, les agresseurs détenaient sur eux des informations volées très précises : adresse des domiciles, adresse blockchain de tous les portefeuilles, montant en crypto des victimes... Est-ce normal ou le fruit du hasard ? Absolument pas ! La règlementation EU, complétée par des textes FR zélés sur les cryptos oblige à la constitution de fichiers et à la collecte de très nombreuses informations personnelles jamais vues dans aucun autre secteur : - **KYC** (vos noms et adresses complètes) : similaire à la règlementation bancaire - **Travel Rule "TFR"** (recensement de tous vos portefeuilles auto-hébergés à domicile, ou sur des d'autres services) : comme si votre banque devait savoir ce que vous avez comme argent liquide ou or chez vous et dans tous les autres banques que vous utilisez partout dans le monde 😤 - **DAC8** (tous vos échanges crypto à crypto) : comme si l'Etat voulait garder une trace de tout que vous achetez, vendez ou échangez chez vous 😤 - **AML + volet crypto de la loi narcotrafic FR** (empêche tout usage de procédés de confidentialité, alors que la blockchain est en registre public parfaitement transparent) : comment justifier qu'un utilisateur de crypto ou un commerçant doive dévoiler son patrimoine avec tout ceux avec qui il transacte ? C'est totalement aberrant et dangereux ! 😤 C'est mettre en danger les utilisateurs, imposer des coûts astronomiques de collecte et de sécurisation (donc tuer au passage les PME et l'économie dans l'écosystème), alors que l'efficacité de ces mesures est estimée à moins de de 0,2% des fonds concernés par les Nations Unies : ![image](https://hackmd.io/_uploads/B1WMQ0d_bl.png) (source : https://www.ledgerinsights.com/anti-money-laundering-has-less-than-1-impact-on-crime-at-what-cost/) <u>Illustration 1</u> : dans l'affaire "Noizat" du 13 mai 2025, pas l'ombre d'un réseau social mais la fuite des données d'une grande enseigne française (avec noms, prénoms, adresse physiques, e-mails et numéros de téléphone) quelques semaines avant la tentative d'enlèvement de la victime : ![domingo-noizat](https://hackmd.io/_uploads/rkieLAdOZl.png) <u>Illustration 2</u> : des sociétés crypto comme [Waltio](https://www.waltio.com/), mais c'est aussi le cas de toutes les places de marché crypto, obligées règlementairement de collecter des données fiscales ou dont le but est d'aider à la déclaration fiscale tant celle-ci est complexe, se font dépouiller et causent directement plusieurs victimes. Aujourd'hui 2 cas reconnus et liés de vols et d'agressions physiques sont établis par la justice et un troisième est en cours d'examen. (source judiciaire) (source: https://www.lemonde.fr/pixels/article/2026/01/29/cryptomonnaies-vols-et-failles-a-repetition-chez-waltio-gestionnaire-de-donnees-fiscales-de-detenteurs-francais_6664646_4408996.html et https://www.cybermalveillance.gouv.fr/tous-nos-contenus/actualites/violation-de-donnees-secteur-crypto-actifs-202601) <u>Illustration 3</u> : Les administrations publiques ne sont pas en reste, puisque [France Travail](https://www.francetravail.fr/) s'est fait pirater, non pas une fois, non pas 2 fois, pas même 3 fois, mais... 6 fois rien qu'en 2025 : les 22 juillet, 12 août, 25 septembre , 6 octobre, 29 octobre , et 1<sup>er</sup> décembre... (source : https://bonjourlafuite.eu.org/) Et ce n'est pas une exception : même topo pour un des fichiers les plus sensibles pour l'administration française, le fichier FICOBA regroupant tous les comptes bancaires des français... (source : https://www.franceinfo.fr/internet/securite-sur-internet/cyberattaques/piratage-des-donnees-ficoba-c-est-la-premiere-fois-qu-on-s-attaque-a-des-fichiers-fiscaux-alerte-une-association-de-defense-des-usagers-des-banques_7816064.html) L'immense majorité de ces fuites et agressions ne donne lieu à aucune sanction, bien que des victimes directes de ces fuites sont reconnues par la justice. Combien de temps va encore durer cette impunité des voleurs (de données et cryptos) et agresseurs (de personnes) ? Les cryptomonnaies représentent 2&nbsp;000 milliards de dollars, pourquoi ne pas profiter d'une bonne partie de cette manne en facilitant leur usage dans l'économie réelle en France et en Europe ? En tant qu'expert en cybersécurité depuis plus de 20 ans, je peux vous dire qu'il n'existe pas de sécurité à 100%, c'est pourquoi toute donnée non collectée ne sera pas exploitée comme donnée volée. Supprimons les obligations de collecte de données toujours plus nombreuses et revenons au principe de minimisation des collectes dicté par le RGPD européen (Règlement Général sur la Protection des Données) et sur le droit essentiel à la vie privée (article 8 de la CEDH - Convention Européenne des Droits de l'Homme), qui devrait être la base. A bon entendeur ! Le niveau de fuite de données que connaît actuellement la France est tout simplement honteux, de nombreuses entreprises et administrations sont piratées presque tous les jours. L'Etat échoue dans la plus élémentaire de ses missions : assurer la sécurité (numérique comme physique) de ses citoyens... Ci-dessous, mon intervention radio de ce soir sur France Info pour aborder le sujet : https://blossom.primal.net/2339c9724f62756e5687b84e8fc929251db9037dcf57f60bfdf54eaf278d7b53.mp4 ---

PearPass : tutoriel (gestionnaire de mots de passe peer-to-peer)

PearPass est un gestionnaire de mots de passe open-source et privacy-first qui stocke vos identifiants localement et synchronise vos données directement entre vos appareils, sans serveur central. 🔗 https://pass.pears.com/  La synchronisation utilise une technologie peer-to-peer (P2P) via la Pear Runtime.  1. Présentation & philosophies A. Qu’est-ce que PearPass ? PearPass est un gestionnaire de mots de passe qui : • stocke vos données chiffrées localement (pas de cloud) ; • synchronise via P2P entre vos propres appareils ; • est totalement open-source et gratuit.  Contrairement aux gestionnaires classiques qui utilisent un serveur central, PearPass privilégie : Contrairement aux gestionnaires de mots de passe classiques, PearPass adopte une approche radicalement différente. Les solutions traditionnelles reposent généralement sur des serveurs cloud centralisés, où les données des utilisateurs sont stockées chez un tiers. Elles sont souvent payantes, au moins pour les fonctionnalités avancées, et leur code est fréquemment propriétaire, donc non vérifiable publiquement. À l’inverse, PearPass stocke les données localement sur l’appareil de l’utilisateur, sans passer par un cloud. La synchronisation ne s’appuie pas sur une infrastructure centrale, mais sur un modèle peer-to-peer, où les appareils de l’utilisateur communiquent directement entre eux. Le logiciel est entièrement gratuit, open-source et auditable, ce qui permet à la communauté de vérifier son fonctionnement et sa sécurité. L’utilisateur conserve ainsi le contrôle total de ses données, sans dépendre d’un fournisseur ou d’un service tiers. 🔗 https://docs.pass.pears.com/overview —- 2. Installation A. Choisir votre plateforme PearPass fonctionne sur : • Mobile : iOS & Android • Desktop : macOS, Windows, Linux • Extension navigateur : Google Chrome seulement pour l’instant  B. Procédure d’installation rapide Mobile iOS / Android 1. Ouvrez l’App Store ou Google Play. 2. Recherchez PearPass. 3. Installez puis lancez l’application.  Desktop (macOS / Windows / Linux) 1. Allez sur la page de téléchargement. 2. Choisissez votre version compatible. 3. Installez et lancez.  Extension Chrome 1. Trouvez PearPass dans la boutique Chrome. 2. Installez et activez.  ⸻ 3. Configuration initiale A. Mot de passe maître (Master Password) Le mot de passe maître est la clé de votre coffre. PearPass ne le stocke jamais, et sans lui vous ne pouvez pas récupérer vos données.  Configuration : 1. Ouvrez PearPass. 2. Tapez un mot de passe fort (au moins 8 caractères : lettres, chiffres, caractères spéciaux). 3. Confirmez. 4. Acceptez les termes.  👉 Important : si vous oubliez ce mot de passe, vos données ne sont pas récupérables.  ⸻ 4. Créer et gérer un coffre (vault) Après avoir choisi votre mot de passe maître : 1. Créez votre vault (coffre sécurisé). 2. Donnez-lui un nom (ex. “Vault principal”). 3. Vous accédez à l’interface de gestion des identifiants.  ⸻ 5. Ajouter des identifiants (items) Une fois votre vault prêt : 1. Ouvrez PearPass et connectez-vous. 2. Choisissez le vault concerné. 3. Sélectionnez Ajouter un élément. 4. Choisissez le type d’information : • Identifiants / mots de passe • Notes sécurisées • Cartes, etc. 5. Saisissez vos données et Enregistrez.  Les éléments sont chiffrés de bout en bout avant d’être stockés.  ⸻ 6. Synchronisation entre appareils (P2P) La synchronisation de PearPass utilise la technologie Pear Runtime pour connecter vos appareils directement, sans serveur central.  A. Synchroniser un vault Depuis l’appareil source : 1. Ouvrez PearPass et connectez-vous. 2. Sélectionnez le vault à synchroniser. 3. Cliquez “Ajouter un appareil”. 4. Un code de synchronisation + QR code s’affichent.  Depuis l’appareil destinataire : 5. Ouvrez PearPass. 6. Choisissez Charger un vault. 7. Entrez ou scannez le code/QR.  → Votre vault est maintenant synchronisé entre les deux appareils. Toutes les modifications se répercutent automatiquement.  ⸻ 7. Importer des mots de passe existants Pour migrer depuis un autre gestionnaire : 1. Ouvrez PearPass et connectez-vous. 2. Sélectionnez le vault cible. 3. Allez dans Paramètres > Importer. 4. Choisissez le gestionnaire source. 5. Importez votre fichier (souvent CSV).  → Vos identifiants sont désormais dans PearPass.  ⸻ 8. Sécurité & confidentialité A. Chiffrement et stockage • Les données sont chiffrées localement. • Synchronisation P2P sans cloud. • Vos appareils détiennent vos clés.  B. Open-source et auditable PearPass est open-source, permettant à n’importe qui de : • vérifier la sécurité du code ; • participer à la communauté ; • proposer des améliorations.  C. Support & dépannage Si vous rencontrez des bugs ou problèmes : 1. Ouvrez PearPass. 2. Sélectionnez un vault. 3. Paramètres → Signaler un problème. 4. Décrivez le bug et envoyez.  L’équipe peut répondre ou corriger selon votre signalement.  ⸻ 9. À retenir • ✔️ Peer-to-peer syncing : vos données restent privées.  • ✔️ Stockage local pour plus de sécurité.  • ✔️ Multi-plateforme iOS, Android, macOS, Windows, Linux, Chrome.  • ✔️ Import facile depuis d’autres gestionnaires.  • ✔️ Open-source et auditable pour une confiance maximale.  ⸻ Sources • 🔗 https://pass.pears.com/ — Page officielle PearPass  • 🔗 https://docs.pass.pears.com/ — Documentation officielle  • 🔗 https://docs.pass.pears.com/installation — Installation  • 🔗 https://docs.pass.pears.com/getting-started/master-password-setup — Master Password  • 🔗 https://docs.pass.pears.com/how-to-guides/how-to-sync-vault-between-devices — Sync guide  • 🔗 https://docs.pass.pears.com/how-to-guides/how-to-import-credentials-from-other-password-managers — Import guide  • 🔗 https://docs.pass.pears.com/technical-support-and-troubleshooting — Support guide #nostrfr

Bitcoin : utopie libertarienne ou révolution monétaire ?

Depuis sa création en 2009, Bitcoin suscite débats passionnés. Pour certains, il s’agit d’une tentative utopique d’émancipation du pouvoir étatique, inspirée par une philosophie libertarienne radicale. Pour d’autres, c'est une réponse pragmatique à un système monétaire mondial jugé défaillant. Ces deux perspectives, souvent opposées, méritent d’être confrontées pour mieux comprendre les enjeux et les limites de cette révolution monétaire. ![image](https://yakihonne.s3.ap-east-1.amazonaws.com/d0bf8568d6f025f4f6ad0700c64230a0bea238a72fc2396a334baa8f4db3e76f/files/1734038200034-YAKIHONNES3.jpg) ### La critique économique de Bitcoin David Cayla, dans ses dernières contributions, perçoit Bitcoin comme une tentative de réaliser une « utopie libertarienne ». Selon lui, les inventeurs des cryptomonnaies cherchent à créer une monnaie détachée de l’État et des rapports sociaux traditionnels, en s’inspirant de l’école autrichienne d’économie. Cette école, incarnée par des penseurs comme Friedrich Hayek, prône une monnaie privée et indépendante de l’intervention politique. Cayla reproche à Bitcoin de nier la dimension intrinsèquement sociale et politique de la monnaie. Pour lui, toute monnaie repose sur la confiance collective et la régulation étatique. En rendant la monnaie exogène et dénuée de dette, Bitcoin chercherait à éviter les interactions sociales au profit d’une logique purement individuelle. Selon cette analyse, Bitcoin serait une illusion, incapable de remplacer les monnaies traditionnelles qui sont des « biens publics » soutenus par des institutions. Cependant, cette critique semble minimiser la légitimité des motivations derrière Bitcoin. La crise financière de 2008, marquée par des abus systémiques et des sauvetages bancaires controversés, a largement érodé la confiance dans les systèmes monétaires centralisés. Bitcoin n’est pas qu’une réaction idéologique : c’est une tentative de créer un système monétaire transparent, immuable et résistant aux manipulations. ### La perspective maximaliste Pour les bitcoiners, Bitcoin n’est pas une utopie mais une réponse pragmatique à un problème réel : la centralisation excessive et les défaillances des monnaies fiat. Contrairement à ce que Cayla affirme, Bitcoin ne cherche pas à nier la société, mais à protéger les individus de la coercition étatique. En déplaçant la confiance des institutions vers un protocole neutre et transparent, Bitcoin redéfinit les bases des échanges monétaires. L’accusation selon laquelle Bitcoin serait « asocial » ignore son écosystème communautaire mondial. Les bitcoiners collaborent activement à l’amélioration du réseau, organisent des événements éducatifs et développent des outils inclusifs. Bitcoin n’est pas un rejet des rapports sociaux, mais une tentative de les reconstruire sur des bases plus justes et transparentes. Un maximaliste insisterait également sur l’émergence historique de la monnaie. Contrairement à l’idée que l’État aurait toujours créé la monnaie, de nombreux exemples montrent que celle-ci émergeait souvent du marché, avant d’être capturée par les gouvernements pour financer des guerres ou imposer des monopoles. Bitcoin réintroduit une monnaie à l’abri des manipulations politiques, similaire aux systèmes basés sur l’or, mais en mieux : numérique, immuable et accessible. ### Utopie contre réalité Si Cayla critique l’absence de dette dans Bitcoin, Nous y voyons une vertu. La « monnaie-dette » actuelle repose sur un système de création monétaire inflationniste qui favorise les inégalités et l’érosion du pouvoir d’achat. En limitant son offre à 21 millions d’unités, Bitcoin offre une alternative saine et prévisible, loin des politiques monétaires arbitraires. Cependant, les maximalistes ne nient pas que Bitcoin ait encore des défis à relever. La volatilité de sa valeur, sa complexité technique pour les nouveaux utilisateurs, et les tensions entre réglementation et liberté individuelle sont des questions ouvertes. Mais pour autant, ces épreuves ne remettent pas en cause sa pertinence. Au contraire, elles illustrent l’importance de réfléchir à des modèles alternatifs. ### Conclusion : un débat essentiel Bitcoin n’est pas une utopie libertarienne, mais une révolution monétaire sans précédent. Les critiques de Cayla, bien qu’intellectuellement stimulantes, manquent de saisir l’essence de Bitcoin : une monnaie qui libère les individus des abus systémiques des États et des institutions centralisées. Loin de simplement avoir un « potentiel », Bitcoin est déjà en train de redéfinir les rapports entre la monnaie, la société et la liberté. Bitcoin offre une expérience unique : celle d’une monnaie mondiale, neutre et décentralisée, qui redonne le pouvoir aux individus. Que l’on soit sceptique ou enthousiaste, il est clair que Bitcoin oblige à repenser les rapports entre monnaie, société et État. En fin de compte, le débat sur Bitcoin n’est pas seulement une querelle sur sa légitimité, mais une interrogation sur la manière dont il redessine les rapports sociaux et sociétaux autour de la monnaie. En rendant le pouvoir monétaire à chaque individu, Bitcoin propose un modèle où les interactions économiques peuvent être réalisées sans coercition, renforçant ainsi la confiance mutuelle et les communautés globales. Cette discussion, loin d’être close, ne fait que commencer.

Qu'est que NOSTR

J’aimerais attirer votre attention sur le phénomène NOSTR. Si vous ne connaissez pas encore, je vous conseille très sincèrement de vous y intéresser ! Avant qu’Elon Musk ne reprenne Twitter, ayant compris que la censure se durcissait partout, un groupe de développeurs (issu essentiellement de la communauté Bitcoin) a décidé de construire l’ossature des réseaux sociaux de demain. Ce projet s’appelle NOSTR, acronyme de Notes and Other Stuff Transmitted by Relays (que les gens prononcent plutôt « nosteur » que « nostre » 😁) Pour résumer en quelques mots, NOSTR est un protocole open-source, sur lequel il est possible de bâtir des projets de type réseau social, messagerie instantanée etc… le tout étant architecturé pour résister à la censure (par construction !). Inutile de « s’enregistrer » pour créer un compte NOSTR. Celui-ci est constitué, un peu comme pour Bitcoin, d’une paire de clefs (publique/privée). Il suffit de générer une clef privée, pour obtenir ensuite la clef publique associée. Votre « compte » est cette clef publique, une suite de caractères commençant par « npub1... », la clef privée étant utilisée par le protocole pour signer vos messages. On ne vous demandera ni de décliner votre identité, ni votre adresse mail, rien du tout ! Vous pourrez éventuellement choisir un nickname et le faire certifier, mais cela n’est pas une obligation, et vous pourrez également renseigner certains champs, télécharger une photo de profil etc… Le réseau est décentralisé, et fonctionne avec des « relais », qui peuvent être opérés par n’importe qui. Ces relais enregistrent des « événements » générés par les utilisateurs et les transmettent aux autres relais. Ces « évènements », également appelés « Notes », sont de simples fichiers texte, qui peuvent être de plusieurs sortes, chiffrés ou non en fonction des utilisations. Une sorte de clone de X/Twitter existe déjà, et fonctionne parfaitement. Des messageries instantanées chiffrées existent également, le tout étant en constante amélioration. La communauté NOSTR grossit de jours en jours, et de plus en plus de développeurs participent à l’amélioration des différentes plateformes et projets. L’ex CEO de Twitter, Jack Dorsey, a d’ailleurs donné de grosses sommes d’argent pour aider ces développeurs. Certains pourront imaginer un plan maléfique de "prise de contrôle", d'autres pourront penser tout simplement qu'il a mal vécu l’immixtion des censeurs au sein de Twitter et a décidé de participer à la création d'un projet plus résilient. C’est un bitcoiner convaincu, et le projet NOSTR a été créé essentiellement par des bitcoiners. Il suffit de taper « jack dorsey nostr » dans une recherche YouTube pour tomber sur des conférences et l'écouter en parler... Voici une vidéo courte et récente : <https://youtu.be/0YDj1QdL2Zs> Certaines plateformes (ou clients NOSTR) intègrent d’ailleurs un portefeuille Bitcoin (utilisant le Lightning Network). Celui-ci permet aux utilisateurs de rémunérer les contenus qui leur plaisent. Un bouton « zap », situé à côté du bouton like, est utilisé à cet effet. Les « zaps » sont exprimés en satoshis (la plus petite fraction de bitcoin, le 8ème chiffre après la virgule). Il est possible d’envoyer un zap du montant de son choix. Un zap de 21 satoshis par exemple, correspondra à 0.00000021 bitcoins, soit 0,012 euros au cours actuel (1,2 centimes). Évidemment, l’utilisation des zaps et donc de Bitcoin n’est pas du tout obligatoire pour utiliser NOSTR ! Nous n’en sommes pas encore à devoir tous migrer sur ce genre de plateformes pour échapper à la censure, mais il me semble important de s’y intéresser dès à présent, créer des comptes, tester etc, pour être prêt le jour où Thierry Breton et sa clique décideront de prendre des mesures radicales (ou si la liberté de parole venait à s’effriter ou à disparaître sur X). Beaucoup de gens ont décidé de tenter l’aventure sur des plateformes alternatives après avoir été exclus ou censurés (Telegram, VK, Mastodon, Odysee, Rumble etc…), mais toutes ces plateformes restent fragiles, car construites sur un modèle centralisé. Les serveurs web NOSTR sont également des serveurs hébergés (et donc centralisés), mais il est extrêmement simple de créer son propre client web à partir du code open-source. N’importe quel webmaster peut héberger très facilement son propre client nostr sous le nom de domaine de son choix. Vous pouvez littéralement créer votre propre Twitter en quelques clics ! Pour voir à quoi tout cela ressemble, il faut tout d’abord choisir un client (web et/ou mobile). Une fois que vous aurez une clef privée, vous pourrez ensuite l’utiliser sur n’importe quel autre client pour retrouver immédiatement une bonne partie de votre environnement (image de profil, comptes suivis, abonnés, messages privés etc…) Je vous invite à tester avec le client Primal, que l’on peut trouver ici <https://primal.net> et/ou via une appli mobile (disponible sur l’Apple store et sur Google Play) mais il en existe bien d’autres… Web : [snort.social](http://snort.social), [iris.to](http://iris.to), [nostr.rocks](http://nostr.rocks) … Apple : Damus Android : Amethyst Pour en savoir plus : <https://nostr.fr> <https://nostr.how/fr/get-started> <https://nostr.org> L’audience et l’utilisation de ce réseau étaient encore anecdotiques il y a quelques mois, mais il est désormais possible de trouver des comptes suivis par plus de 100 000 personnes… Exemples: ODELL (avec plus de 139K followers) <https://primal.net/.../npub1qny3tkh0acurzla8x3zy4nhrjz5zd>... Jack Dorsey (223K) <https://primal.net/.../npub1sg6plzptd64u62a878hep2kev88sw>... Tout comme sur les autres réseaux sociaux, il est possible d’utiliser des hashtags Une recherche de #nostrfr vous donnera ce résultat: <https://primal.net/search/%23nostrfr> Une recherche de #nostriga vous donnera ceci (une conférence NOSTR était organisée ces derniers jours à Riga, en même temps que Baltic Honeybadger 2024) <https://primal.net/search/%23nostriga> Une dernière chose importante à savoir : une fois qu’un message est publié sur NOSTR, il est virtuellement impossible de l’altérer ou de le supprimer ! (certains clients pourront éventuellement afficher des modifications effectuées par les utilisateurs, mais le message original existera toujours en tant que tel sur les différents relais) (Cet article est publié via NOSTR)